amelie_nothomb_une_forme_de_vie_coverAllez, cette année je l'ai lu, le dernier né de notre Amélie. J'ai dévoré tous ses romans pendant des années, jusqu'à "Biographie de la faim", et les suivants ne m'ont plus tentée...

Voici donc le roman d'une correspondance entre Amélie Nothomb et Melvin Mapple, un improbable soldat américain envoyé en Irak, qui lui raconte la vie à la guerre et surtout comment il s'est transformé en obèse en réaction au traumatisme de cette guerre. Bientôt, il en vient à se persuader que son obésité est une forme d'art.

Amélie lui répond et en même temps nous raconte les (véridiques) correspondances qu'elle entretient avec près de deux mille de ses lecteurs, sa vision des relations qui se nouent ainsi.

L'histoire est intéressante, même si l'on se passionne plus pour le point de vue de l'auteur sur la correspondance en elle-même. Court, comme toujours, ce roman se termine "à la Nothomb", pour les initiés. On reconnaît bien là l'auteur ...

Lecture plaisante et rapide, mais certainement pas indispensable ni, comme j'ai pu le lire, "un des meilleurs Nothomb si pas le meilleur". "Une forme de vie" est loin derrière des chefs-d'œuvres tels que "Hygiène de l'assassin", "Péplum" ou "Stupeurs et tremblements".

Un phénomène qui se reproduit d'année en année : est-ce la qualité littéraire d'Amélie Nothomb qui s'appauvrit, ou est-ce le monde qui n'est plus guère étonné, comme on a pu l'être pendant les premières années ? Mystère. En attendant, je m'en vais relire mes préférés, les savourer avec une pointe de nostalgie ...